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Les bâtisseurs du sol, une biodiversité riche mais méconnue

  • France
  • 14.5.2018

Dans un jardin potager nous ne connaissons que trop bien l’importance du sol. Sans un sol de qualité, difficile d’obtenir une belle récolte sans produits phytosanitaires. Un sol pauvre en nutriments n’est pas la seule chose que le jardinier doit craindre : la diminution de la biodiversité présente (notamment en cas d’utilisation de pesticides, fongicides ou autres intrants chimiques) peut être catastrophique pour les récoltes.

Car oui, sous nos pieds, une multitude d’êtres vivants s’affaire à rendre le sol qui nous est si cher de bonne qualité. Sans cette biodiversité, le sol se meurt. En tant que matière inerte, le sol a besoin de cette faune pour se régénérer. Vous vous demandez qui sont ces bâtisseurs du sol ?

Qu’est-ce que le sol ?

En pédologie, (l’étude scientifique des sols), le sol n’est pas seulement étudié en termes de composition, mais aussi de vie, car l’un ne peut aller sans l’autre. De la biodiversité présente résulte la composition chimique, la qualité, et de cette qualité résulte aussi la biodiversité. Le fonctionnement du sol est donc cyclique, ce qui en fait à la fois sa force et sa fragilité.

01Dans son ‘Guide pour l’étude expérimentale du sol’, Albert Demolon, pédologue, définit le sol comme suit : ”la formation naturelle de surface, à structure meuble et d’épaisseur variable, résultant de la transformation de la roche mère sous-jacente sous l’influence de divers processus, physiques, chimiques et biologiques, au contact de l’atmosphère et des êtres vivants“.

Sans rentrer dans les détails de composition d’un sol, puisque nous nous intéressons ici à la biodiversité plutôt qu’à sa composition, nous pouvons néanmoins en faire un schéma synthétique.

La biodiversité a un rôle essentiel concernant la fertilité du sol, la protection des cultures, la lutte contre l’érosion des sols, le bon drainage des ressources ou apports en eau et peut aussi avoir un rôle de décontamination.

 

02Mais de quoi se compose la biodiversité du sol ?

La biodiversité du sol peut-être divisée en quatre familles :
-     La mégafaune, présente en surface : crapauds, serpents, taupes…
-     La macrofaune, visible à l’oeil nu : vers de terre, fourmis, larves…
-     La mésofaune, visible à la loupe : acariens, collemboles…
-   La microfaune visible au microscope : protozoaires, nématodes, champignons, bactéries, algues…


03Chacune de ces familles a un rôle précis sur la structure du sol. La macrofaune que les jardiniers connaissent bien, tels que les vers de terre ou les fourmis sont ce que l’on appelle des “ingénieurs physiques” c’est-à-dire qu’ils sont en charge de son renouvellement ; ils composent les habitats pour les autres organismes du sol, s’occupent du partage des matières organiques et de la bonne distribution de l’eau.04


La mésofaune a un rôle de “régulateur” concernant la population de microorganismes présents dans le sol et donc des prédateurs pouvant permettre de sauver vos cultures des diverses maladies liées à des champignons ou bactéries présents en trop grand nombre dans le sol. Ces micro-organismes sont, eux, les ”ingénieurs chimistes” du sol. Ils sont en charge de la décomposition des matières organiques permettant ainsi un apport en éléments nutritifs. Ils sont également capables de dégrader certains polluants.

 

Comment favoriser cette biodiversité ?

• Eviter de labourer le sol

Combien de jardiniers passent le motoculteur dans leurs jardins ? Beaucoup trop. Nous savons qu’avec l’âge le travail du sol peut devenir très difficile pour les jardiniers, mais savez-vous que si vous amendez correctement votre sol celui-ci retrouvera tout son équilibre et vous n’aurez plus besoin de forcer pour avoir une terre meuble ? De plus, lorsque vous utilisez le motoculteur trop profondément, vous pouvez délocaliser les espèces de leur niveau d’habitat naturel, ainsi tout sera sens dessus-dessous et plus personne de s’y retrouvera, sans oublier la mort de beaucoup de vers et autres. Car, oui, ne l’oublions pas, un ver de terre coupé en deux meurt nécessairement.

• Equilibrer l’apport de matière organique

Les jardiniers que nous sommes savent qu’il est important de veiller à l’apport de matière organique (par exemple du compost). En plus d’apporter des nutriments issus de la matière organique assimilée par la biodiversité présente, cela nous permet également de protéger notre sol et ainsi d’améliorer la capacité de rétention d’eau.

• Ne pas utiliser d’intrants chimiques. Chez nous, c’est tout bio !

Nous ne le répèterons jamais assez, cessez l’utilisation de produits phytosanitaires. La biodiversité qui maintient et travaille votre sol ne vous en sera que plus reconnaissante et vos cultures plus belles. Il existe désormais de nombreuses solutions biologiques pour vous aider à lutter contre de potentielles invasions ou infections.

• Utiliser des engrais-verts pour minimiser l’érosion

Un sol nu est sensible à toutes sortes de choses, et notamment aux intempéries, que ce soit la pluie, le vent, la sécheresse, etc. En période de culture, ne lésinez pas sur les couvertures végétales et le paillage. En plus de conserver la chaleur du sol cette couverture permettra de conserver l’eau plus longtemps. Dans des périodes de sécheresse comme cette année où le pluviomètre reste faible, cela ne peut que donner un coup de pouce au jardin.

Si vous décidez de laisser une plate-bande sans culture à une période moins faste ou en cas d’absence, n’hésitez pas à utiliser des engrais verts (ex : vesce, moutarde etc.) qui nourriront et protègeront votre sol et in fine serviront de couverture végétale pour vos autres cultures.

Malvina Beauclair

Que font les animaux en hiver ?

  • France
  • 14.2.2018

1Nous pouvons observer, l'hiver, une baisse de l'activité de la faune, que ce soit chez les mammifères, les reptiles, les insectes ou encore les poissons. Mais voilà, tous les animaux n'ont pas les mêmes comportements face à la rudesse de l'hiver. Que font-ils ?

Pour affronter le froid, les animaux vont adopter des comportements différents selon qu'ils restent sur place et doivent donc trouver le moyen d'affronter le froid ou si au contraire, ils partent pour des lieux plus chauds (tels que certains oiseaux, insectes, papillons, poissons).

Lorsque les animaux restent sur place, ils doivent se préparer à affronter le froid. Ils s'y prennent de trois manières différentes:

• Par une adaptation morphologique;
• Par une adaptation physiologique;
• Par une adaptation comportementale.

Quand l’un s’adaptera uniquement de manière morphologique, d’autres peuvent s’adapter à l’hiver en suivant les trois modes de changements. Chaque espèce a son astuce.

L’adaptation

2Certains animaux vont continuer de sortir l’hiver en vivant presque normalement. Presque, car en réalité ils s’adaptent aux températures basses et à l’absence de nourriture.

Certains animaux vont opter pour une adaptation morphologique, c’est-à-dire en modifiant la forme de leur corps, comme le renard qui va prendre son “poil d’hiver” ; on l’observe chez certains mammifères mais aussi chez certains oiseaux qui gonflent leur plumage. D’autres, tels que le lièvre ou l’hermine vont encore plus loin en modifiant la couleur de leur pelage, ils deviennent blancs pendant l’hiver afin de se camoufler dans le décor enneigé et de ne pas être vus par leurs prédateurs.

4D’autres animaux, telle que la mésange charbonnière, vont modifier leur comportement et changer leurs habitudes alimentaires. En effet, la majeure partie de l’année la mésange est insectivore ; or, durant l’hiver celle-ci peine à trouver des insectes et deviendra donc granivore. L’écureuil roux, lui, va simplement faire des réserves de nourriture tout au long de l’année en prévision de l’hiver, mais lorsque l’hiver sera là il continuera de vivre normalement ; simplement en cas de grand froid, qui peut lui être fatal, il ira se réfugier dans son abri en attendant des températures plus clémentes. Il faut signaler que janvier-février est d’ailleurs l’une des périodes de reproduction chez les écureuils roux.

On observe également chez certains animaux un changement physiologique, c’est-à-dire qu’ils adaptent le fonctionnement de leur corps : c’est le cas des animaux qui hibernent ou qui hivernent.

L’hibernation

3Les animaux, à l’arrivée du froid hivernal, vont adopter un comportement dit de torpeur: ils vont rentrer dans un sommeil très profond, à l’abri et ne se réveilleront que très rarement pour puiser dans les réserves de nourriture qu’ils auront constituée auparavant. Lorsqu’un animal entre en hibernation, Il y a une diminution:

• de la consommation d'oxygène,
• du rythme respiratoire,
• du rythme cardiaque (de 350 à 3 battements par minute pour le spermophile (écureuil terrestre gris), de 500 à 5 pour le lérot),
• du flux sanguin (il y a une irrigation particulière au niveau du cerveau, du coeur et du tissu adipeux),
• du taux d'hormones de croissance.

Voici quelques animaux qui hibernent : les hérissons, les lérots, les chauves-souris, les grenouilles, les lézards, les couleuvres…

Attention, certains animaux n’hibernent pas mais ils hivernent ! Notre fameux ours, que vous ne risquez pas de croiser dans les jardins, n’hiberne pas, il hiverne !

L’hivernation (ou semi-hibernation)

Lorsque l’on pense “hibernation” on pense “ours”. Et bien c’est faux. L’ours n’est en aucun cas en état de torpeur, il ne dort pas profondément, loin de là. Il ralentit simplement son activité ; donc, ne vous amusez pas à roder près d’un ours en vous disant que de toute façon il dort profondément. Son sommeil, comme pour tous les autres animaux qui hivernent, reste très léger. Animal qui hiverne et que vous risquez un peu plus de croiser que l’ours : le blaireau ! On observe aussi cette baisse d’activité chez certains insectes comme les abeilles qui restent les unes contre les autres pour maintenir une température à 35°C et se nourrissent du miel qu’elles ont stocké (d’où l’importance de leur en laisser).
Et les insectes dans tout ça ?

Malheureusement, la majeure partie des insectes meurt en hiver. C’est le cas des magnifiques libellules ou des sauterelles. Mais certains d’entre eux peuvent hiverner, même si tous les insectes qui hivernent ne survivront pas. On peut ainsi compter aux côtés des abeilles, les gendarmes, les coccinelles, les perce-oreilles, les grillons, les chrysopes.

Malvina Beauclair

Les bienfaits de l'huile d'olive

  • France
  • 7.12.2017

L'olivier est très présent dans le sud de la France mais peut s'acclimater un peu partout. Bien qu'il ne soit que peu présent dans nos jardins de par sa grande taille, nous consommons tous de l'huile d'olive. Que ce soit en salade, en préparation, pour la cuisson voire même dans les cosmétiques, nous l'associons souvent à nos légumes. Mais savez-vous que l'huile d'olive, en plus de son très bon goût, est une huile qui vous veut du bien ? Dans cet article vous découvrirez les bienfaits de l'huile d'olive, mais n'oubliez pas, que comme toute chose, il ne faut pas en abuser.

oliveL'huile d'olive, un atout pour notre santé
Tout d'abord, si vous hésitez dans le choix de votre huile d'olive sachez qu'il vaut mieux la choisir bio, extra-vierge avec une première pression à froid. Surtout évitez les huiles raffinées et chauffées qui sont néfastes pour la santé et cancérigènes.

L'huile d'olive contient de l'acide oléique (de 56 à 83 %), acide qui permet de réduire la première cause de mortalité : les maladies cardio-vasculaires.

Elle contient également de l'acide linoléique (Oméga 6) à même taux de concentration que dans le lait maternel ; ainsi vous pouvez mettre une cuillère à soupe d'huile d'olive dans le potage de vos enfants. Les Oméga 3 et 6 sont des acides gras essentiels que nous ne produisons pas nous-mêmes et que nous ne pouvons nous procurer qu'à travers notre alimentation. Attention cependant aux doses excessives puisque les Oméga 6 doivent être toujours pensés en équilibre avec les Oméga 3, que nous ne consommons que trop peu. Nous pouvons trouver des Oméga 3 dans les poissons gras et certaines graines (lin, noix, colza, soja etc.).

De plus, l'huile d'olive a des propriétés anti-oxydantes (vitamine E, C et polyphénols) qui permettent d'avoir une action préventive face aux cancers puisque ces propriétés favorisent une anticipation du vieillissement des cellules. Si vous faites chauffer de l'huile, sachez qu'à plus de 210°C elle devient cancérigène ; si votre huile fume, il faut donc la jeter.

L'huile d'olive face au lait de vache
En cuisine lorsque nous voulons ajouter un corps gras à notre préparation, nous utilisons généralement du beurre de lait de vache ou de l'huile. Même si d'un point de vue gustatif ce n'est pas tout à fait la même chose et que leurs utilisations varient selon les régions et les cultures culinaires, sachez que l'huile d'olive est meilleure pour votre santé que le beurre.

L'huile d'olive contient bien moins d'acides gras saturés que la margarine qui en contient environ 40 % ou le beurre qui en contient 55 %, tandis qu'elle n'en contient que 14 %.

L'huile d'olive est le plus digeste des corps gras : vous pouvez même l'utiliser comme du beurre le matin sur vos tartines si vous en placez au congélateur la veille.

En plus d'être plus digeste, elle contient autant de calcium que le lait de vache, à savoir 120 mg pour 100 g ; cependant, le calcium végétal est absorbé à 75 % par le tube digestif ce qui n'est pas le cas du calcium animal qui n'est absorbé qu'à 30 %.

oliveLes fleurs d'olivier
Sachez que seulement 1 fleur sur 20 devient une olive. Les fleurs d'olivier peuvent également être utilisées pour leurs propriétés énergétiques. À consommer séchées et en tisane. Elles sont anti cancérigènes, nourrissent la peau, peuvent être utilisées comme laxatif doux, pour les rhumatismes et sont bonnes pour le cerveau.

Malvina Beauclair
Jardin Familial de France no. 502/2017

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