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La famille des courges maxima

  • France
  • 21.9.2018

En dehors de l'espèce pepo avec ses courgettes, citrouilles, pâtissons, patidous et l'amusante courge spaghetti, il y a encore deux autres espèces qui renferment des trésors : l'espèce maxima et l'espèce moschata. C'est même là qu'on va trouver les meilleures courges.

maximaL'espèce maxima

C'est le royaume du potiron. Il est le fleuron des courges maxima ; il en existe de nombreuses variétés. Les maxima se cultivent bien dans le climat modéré du Centre et du Nord de la France et on les distingue facilement de leurs cousines, les moschata, grâce à leurs s peu lobées, presque rondes et surtout grâce à leur pédoncule, gros, rond et épais, recouvert de fibrillations qui lui donnent un aspect spongieux. Ces courges existent de toutes les tailles, toutes formes, avec des couleurs variées.

Quelques variétés parmi les plus connues :

EtampesLe potiron rouge vif d'Etampes
C'est sans doute le plus connu par son ancienneté dans les jardins. Au siècle dernier et jusque dans les années 60 ou 70, il était très cultivé. C'est vrai que c'est une courge magnifique, d'un rouge brique luisant et de belle taille. Seulement on sait de nos jours que son ramage ne vaut pas son plumage. Très largement supplantée par d'autres variétés apparues il y a une trentaine d'années, sa chair molle n'est pas très goûteuse et généralement utilisée en potage avec du lait ou de la crème.

 

Le potiron bleu de Hongrie
blueComme son nom l'indique ce potiron vient de l'Est. C'est l'un des favoris des amateurs de courges. De forme ronde, assez peu côtelé, il est de couleur claire d'un joli bleu-vert, sa chair est épaisse, ferme, de couleur orange. Sa taille n'est pas excessive ce qui est un atout quand on n'a pas une famille très nombreuse. Les exemplaires moyens pèsent environ 3 kg. Il n'est pas trop exigeant sur le mode de culture pourvu qu'on le nourrisse correctement au départ et avec un arrosage peu abondant mais régulier. Il n'est pas souvent présent sur les étals des maraîchers qui proposent des variétés plus médiatisées. Mais ses graines ne sont pas difficiles à trouver.

La courge galeuse d'Eysines
blackEn voilà une qui ne passe pas inaperçue ! Pas par sa taille, mais par son épiderme recouvert de verrues liégeuses sur une peau couleur chamois. Ces verrues sont en nombre variable : quelques fois disséminées, parfois recouvrant toute la courge. À la voir, on peut se demander si c'est vraiment mangeable. Allez-y carrément : c'est délicieux, avec un goût un peu particulier, proche de la noix, qui fait d'excellents gratins et potages. Et s'il vous en reste une, gardez-la en décoration : cela intrigue beaucoup les visiteurs.

 

Le potimarron
pumpkinOn ne le présente plus. Il fait partie de ces courges apparues il y a une vingtaine d'années et il s'est très vite imposé, par son goût entre la noix et la noisette, d'une taille raisonnable, sa chair se prêtant bien à de nombreuses préparations : purée, gratin, soufflé, potage, etc. Certains le mangent aussi cru et râpé. Seul bémol, il faut être bien outillé pour couper son écorce très dure. D'origine japonaise, il en existe de nombreuses sous-variétés : Uchuki Kuri, Red Kuri (le meilleur), potimarron français, plus gros et en forme de poire, Blue Kuri etc. C'est une importante source de vitamines et d'oligo-éléments dont on peut profiter au cœur de l'hiver.

Marina di Chioggia
MariaDe couleur vert foncé, et boursouflée de grosses verrues, voilà une courge qui ne paie pas de mine. Elle demande de la place, au moins 2 m², et peut atteindre une taille respectable: 5 à 6 kg. Mais quand on la trouve dans un potager, elle signale à coup sûr la présence d'un jardinier expert en courges. Car c'est sans doute la meilleure de l'espèce des maxima. Pas spécialement exigeante sur le terrain ni sur le climat, elle demande la fumure d'un compost mûr pour l'aider à atteindre sa maturité en octobre. On peut essayer de brider son expansion en la taillant, mais on aura alors des courges plus grosses. Chair orange foncée, épaisse, sucrée, elle se conserve sans problème dans une pièce tempérée jusqu'en février/ mars. Pour les très gros exemplaires, on peut couper la chair en cubes et la congeler, pour un usage ultérieur.

Alain Redon

« Je cuisine les fanes »

  • France
  • 7.9.2018

Une fois les légumes récoltés, on s'organise pour savoir comment les cuisiner. Nos fanes de légumes finissent souvent au compost ou à la poubelle, mais savez-vous que de nombreuses fanes peuvent être cuisinées ?

Les fanes de radis, de betteraves, de brocolis, de chou-rave, de fenouil, de navet ou encore de carottes vont apporter de l'originalité dans vos plats.

Les fanes sont riches en vitamines et antioxydants, mais attention, toutes ne se mangent pas, on évitera ainsi les fanes d'aubergines, de poivrons et autres tomates car les feuilles des Solanacées sont hautement toxiques.

Pour cuisiner des fanes on opèrera un tri afin de retirer les feuilles jaunies ou abîmées avant de les laver. De même pour les branches trop grosses ou trop dures.

Avec les fanes vous pouvez réaliser de délicieuses soupes, purées ou omelettes, des gratins, des quiches, ou simplement les déguster en salade.

Laissez libre court à votre imagination.

 

Potage anti-gaspi - Soupe de fanes de radis

Radish top soupIngrédients pour 4 personnes :

• Fanes de 2 bottes de radis du jardin (mais fonctionne aussi avec d'autres fanes)
• 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
• 1 oignon • 1 gousse d'ail
• 1 grosse pomme de terre
• 1 litre d'eau
• sel de Guérande
• Optionnel : sel de céleri, crème fraîche

Préparation :

Triez les fanes de radis et mettre au compost les plus abîmées ; lavez-les à l'eau froide puis égouttez.
Lavez et épluchez la pomme de terre, l'oignon et la gousse d'ail. Émincez l'ail et l'oignon. Coupez la pomme de terre en petits cubes.
Dans une grande casserole, mettez l'huile à chauffer. Faites revenir les oignons et l'ail émincés quelques minutes. Ajoutez les fanes et laissez-les suer à feu vif pendant 5 minutes tout en remuant. Ajoutez-y les dés de pomme de terre, remuez et recouvrez d'eau. Salez sans hésiter, car les fanes sont fades. Personnellement j'adore y ajouter un peu de sel de céleri, mais ce n'est pas une obligation.

Couvrez et laisser cuire 20 minutes. Mixez le tout, ajustez l'assaisonnement. Pour les plus gourmands on ajoutera une cuillère de crème fraîche avant de servir les assiettes.

Malvina Beauclair

Abeilles, guêpes, bourdons ou frelons : quelles différences ?

  • France
  • 19.7.2018

Dès que les températures commencent à se réchauffer, les insectes font leur grand retour dans nos jardins, quoiqu'un peu engourdis par le froid de l'hiver. Nous avons de nombreux a priori à propos des insectes que nous côtoyons au quotidien, tels que les frelons et les guêpes qui sont réputés être dangereux, les bourdons inoffensifs et les abeilles très utiles. Sachez que, contrairement à ce que l'on peut penser, tous ces insectes sont utiles et ne sont pas aussi dangereux que ce que l'on peut croire.

 

BeeL'abeille domestique 'Apis mellifera'

• 11 à 13 mm, elle est trapue, velue et son abdomen est strié de bandes noires.
• Non agressive (sauf si l'on s'approche du nid).
• Elle ne s'intéresse pas à notre nourriture sauf en cas de manque de nectar.
• Perte du dard en cas de piqûre, suivie de la mort de l'abeille. Le mâle de l'abeille est appelé faux-bourdon (plus gros que la femelle) et ne pique pas. Sa seule fonction est de féconder la reine.
Espèce protégée.

 

La guêpe 'Vespula vulgaris' ou 'Vespula germanica'

• 11 à 18 mm, elle a une faible pilosité et est jaune vif avec des lignes noires marquées.
• Elle a la taille très marquée, d'où l'expression "avoir une taille de guêpe".
• Elle est gênante à la fin de l'été car il y a trop d'individus dans le nid et elle vient donc choisir sa nourriture dans nos assiettes. Elle est surtout attirée par la viande.
Elle se nourrit de petits insectes d'où son utilité pour l'écosystème.
• Les guêpes changent de nid toutes les saisons.
• Seules quelques guêpes fécondées (des reines) vont survivre à l'hiver, le reste du nid meurt.

 

Le frelon 'Vespa Crabro'

Hornet• En réalité le frelon est une grande guêpe ; il est trois fois plus grand avec ses 35 mm en moyenne. Il est un peu plus velu et sa tête est plus orangée, ses pattes marron.
• Son vol bruyant et sa grande taille le rendent plus effrayant que les autres ; cependant, sa piqûre n'est pas plus dangereuse que celle d'une abeille, au contraire.
• Il peut causer beaucoup de dégâts dans les vergers car il est très friand de fruits.
• Il est régulateur de nombreuses espèces d'insectes car il se nourrit de mouches, de guêpes, de chenilles, etc.
• Tout comme les guêpes, les frelons changent de nid tous les ans.
• Contrairement à ce que l'on pense, il est peu agressif et discret, il est même beaucoup plus craintif que l'abeille.
Il est en voie de disparition en Europe.
Attention au frelon asiatique ! Contrairement au 'Vespa crabro', le 'Vespa velutina' est à combattre car il s'attaque aux abeilles des ruches domestiques.

 

BombusLe bourdon 'Bombus terrestris'

• D'environ 22 mm, velu et trapu, il est noir et jaune avec des motifs blancs et orange.
• l a également un vol bruyant qui peut être impressionnant.
• Les bourdons font leur nid dans une cavité et forment une colonie de quelques dizaines d'individus.
• Les bourdons sont de grands pollinisateurs ; ils ont une très grande importance dans la fécondation de nombreuses espèces végétales.
• Ils ne sont pas agressifs et ne piquent que par auto-défense (en cas d'écrasement) ou si on dérange le nid.
• Seule la reine de la colonie survit à l'hiver.
Le nombre est en constante régression, certaines espèces de bourdons ayant complètement disparu.

 

Et le venin dans tout ça ?

Il est important d'avoir une chose en tête : les abeilles défendent leur miel contre des vertébrés, tels que les blaireaux ou les souris, tandis que les frelons et les guêpes chassent des insectes pour se nourrir, d'où le fait qu'ils ne perdent pas leur dard.
La Dose Létale 50 (quantité de venin entraînant la mort dans 50% des cas) nous apprend une chose étonnante et met un terme à l'un de nos a priori :
- Chez les abeilles elle est de 6 mg / kg (soit 40 piqûres soit 2 400 / 60 kg)
- Chez les frelons elle est de 10 mg / kg à 90 mg / kg (soit 154 à 180 piqûres soit 9 240 à 10 800 / 60 kg)

En conclusion, le venin des abeilles a 1,7 à 15 fois plus d'effets que celui des frelons. Il est donc plus puissant.
Une partie de la population a développé une allergie au venin de ces insectes. Il faut savoir qu'une allergie se développe toujours après plusieurs piqûres d'une même espèce. Ainsi, seules les personnes ayant déjà été piquées peuvent déclencher une réaction allergique en cas de nouvelle piqûre.

 

Le frelon asiatique 'Vespa velutina'

Le frelon asiatique est légèrement plus petit que le frelon européen. Il est également plus foncé et seul le bout de son abdomen est marron-jaune. Ses pattes sont jaune vif et sa face est orangée.
Le problème avec le frelon asiatique réside dans le fait qu'il a une reproduction exponentielle et un besoin en protéines bien plus important que le frelon européen.
Il s'attaque à tous les insectes et en particulier aux abeilles domestiques.

Malvina Beauclair

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